©️ A509 | Selon l’introduction d’un article de Zeleb qui affirme que : Haïti avait tout pour séduire les voyageurs : une culture riche, des plages magnifiques, une histoire fascinante. Mais la pauvreté persistante, les séismes dévastateurs et la violence des gangs ont peu à peu terni ce potentiel.
Sans oublier, la crise économique, les troubles politiques qui mènent l’insécurité ont précipité son déclin. Quel potentiel terni aussi par des incompétents de dirigeants, considérant le nord et le sud ont à eux 75% des sites touristiques. Toutes les destinations sont désertées, et avec la complicité des dirigeants des inconnus ont volé deux canons bronzés à la Citadelle jusqu’à maintenant la recherche est en cours.
La marchandisation touristique pour les entrées et les sorties est inexistante (quasi nulle). Même le tourisme local est mort et l’État comme premier investisseur n’investit rien dans le domaine touristique et ne favorise pas le capital, c’est toujours la même chose des promesses et des promesses et le peu d’argent débloqué fait autre route (détournement).
Tourisme c’est technicité rien à voir avec la politique. Des autorités de sinécure aveugles qui restent assis dans des bureaux climatisés, (l’exemple le plus proche c’est le cas de Mexique qui a les cartels, mais les touristes continuent d’aller au Mexique en masse) sans savoir vraiment quelles sont les réels potentialités touristiques du pays est une aberration. Une équipe ministérielle vendeur de mensonges sans productivité et ni créativité.

Les agences de voyages ont-ils rayé le pays de leurs brochures ? Combien de tours opérateurs haïtiens existent et qui fonctionnent ? En ce sens, faut-il repenser au tourisme dans les contextes difficiles ? Oui, surtout dans les régions (départements) encore épargnées, il faut entrevoir la possibilité d’une renaissance car le potentiel est encore là, impossible de parler d’Haïti sans parler de la Citadelle. Le premier des touristes c’est le tourisme national (local) qui va visiter les lieux, va dépenser localement et prendre des photos pour partager sur les réseaux, cela va devenir un fait positif. L’attraction devrait être vue par les locaux avant de les divulguer vers l’extérieur.
Il faut exploiter les sites avec d’autres stratégies plus modernes qui comprennent les réalités locales et des idées nouvelles pour créer d’autres valeurs ajoutées dans les centres traditionnels (Cap-Haïtien, Jacmel) parce que les modèles antérieurs sont ratés et sans oublier la forte concurrence régionale (Caraïbe) et internationale.
Quelques forces et opportunités des sites touristiques d’Haïti : Citadelle est reconnu patrimoine mondial de l’UNESCO ; abondance des ressources culturelles ; reconnaissance mondiale de la gastronomie et la peinture haïtienne ; intérêt croissant vers le respect de la culture et naturel des destinations…
Quelques menaces et faiblesses : insécurité ; catastrophes naturelles ; crise sociale ; normes touristiques inadéquats ; positionnement d’Haïti mal défini ; pas de conscience collective…

On ne peut pas parler de tourisme sans promotion c’est un secteur très dynamique. Il faut avoir de nouveaux modèles et des études concrètes dans le domaine du développement touristique pour attirer les visiteurs qui peuvent se baser sur l’histoire et la culture ; les plages et les sites ; l’artisanat et la peinture. Pour changer la narrative, il faut poser des actions comme : projet de repositionnement de la destination Haïti, projet de reconstruction, de préservation, de réparation et d’aménagement des sites historiques, des forts, des habitations personnelles et des poudrières (qui sont dans des états déplorables et mêmes détruits) ; de réparation et d’aménagement des « lakou », et des atouts culturels; de nettoyage des plages, des chutes et des grottes, revalorisation des fêtes champêtres (FET CHANPET)… la recherche de partenaires principaux ; la création d’ateliers de marketing touristiques ; la création de taxe de promotion ou un fond de promotion et développement touristique ; redéfinir l’approche marketing (campagne promotionnelle avec des concepts créatifs) pour les pays d’Amérique du Sud et réinviter l’expérience pour trouver de nouveaux partenaires touristiques internationaux…
En même temps, une stratégie moderne de corrélation entre le tourisme de masse qui est souvent de courte durée (soleil et plage) et le tourisme de niche qui est de plus longs séjours (le touriste est plus informé et cherche les produits locaux -gastronomie, artisanat-). Ce phénomène de tourisme de niche ne demande pas de gros investissements et infrastructures touristiques.

Haïti n’est pas seulement « soleil et plage », le pays est chargé de sites qui ne sont pas encore exploités et mêmes peu connus (stèle de Roche-à-l’Inde, Limbé ). Haïti c’est un mélange d’histoire (architecture coloniale) et de culture (fêtes traditionnelles -RARA, FET CHANPET-), le patrimoine vivant existe et coexiste avec la société. La culture, vue non pas comme une manifestation statique du passé commun mais comme une révélation constante.
Illustration : ©️ Hidden sides of Haiti (Chouchou Bay, Borgne)
©️ Juillet 2025
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